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Bonne lecture.
Voici une preuve que le foot peut servir d'exemple, la responsabilite et le risque inherent etant des notions essentiels, l'impulsion nous vient une fois de plus des pays du nord.
Voici une initiative digne de Kjell Nordstrom et Jonas Ridderstrale:
BORAS, Suède (AP) -- Elfsborg, un club de football suédois, a promis lundi de rembourser ses supporters qui se sont déplacés dimanche pour assister à la défaite cuisante 8-1 de leur équipe sur le terrain de Djurgarden, club de Stockholm.
«C'est notre façon de nous excuser auprès de tous nos supporters, nos membres, nos sponsors et tous les bénévoles qui travaillent pour le club. Nous avons honte», précise le club dans un communiqué publié sur son site Internet.
Modeste septième, à 16 points de Djurgarden qui a remporté son troisième titre de champion de Suède en quatre ans, Elfsborg finit sa saison sur une performance qualifiée d»'inacceptable» puisque la rencontre de dimanche était le dernier match du championnat.
Les quelque 200 supporters d'Elfsborg qui étaient présents à Stockholm se consoleront avec le remboursement de leurs frais de transport et de leur ticket. AP
Publié par createur à 10:44:14 dans New Business Attitude | Commentaires (0) | Permaliens
"Nul ne peut avancer s'il ne s'appuie pas sur des valeurs." Christian Blanc, l'ami public
Apres les annees de production de masse repondant a une demande croissante (50/60), apres les annees d'abondance (60/70), apres les annees marketing et communication (80/90), nous voici enfin arrives dans les annees "personnalisation". Desormais les clients focalisent toute l'attention des entreprises qui decouvrent enfin les vertus du sur mesure, sur mesure de la communication, sur mesure de la production et des services, et sur mesure dans la relation client. Cette personnalisation des offres ne peut etre viable que si on s'interresse de tres pres au client et une condition doit etre a la base: les valeurs de l'entreprise et du management. Ces valeurs peuvent se grouper sous un terme: l'ethique.
Internet, la mondialisation des echanges et de la communication, la concurrence accrue dans tous les domaines, la montee des courants "sociaux", la multiplication des marques, le raccourcissement des cycles de vie produit, la communication en temps reel, l'importance croissante des communautes (blog...)... Autant de phenomenes qui doivent attirer l'attention des dirigeants sur la necessite d'inclure une valeur "d'avenir" dans leurs cycles de creation de valeur: l'ethique. Mais cette valeur ne saurait se limiter a la communication comme beaucoup de firmes l'ont cru dans les annees 90, car tout evenement qui viendrait laisser a penser qu'elle n'est en fait qu'un effet de manche aurait des consequences catastrophiques en montrant le decalage entre les paroles et la realite...
Sur cette base, de nouveaux courants ont vu le jour comme le commerce "equitable" qui propose la juste remuneration des fournisseurs. Voila le veritable enjeu: que chacun y trouve son compte et que nul ne se trouve etre le dindon de la farce lors d'achats, ventes ou echanges de services, repondant ainsi a un besoin d'image du client ou prospect. Car l'implication croissante de la composante affective fait que desormais l'image du produit ou service est directement associee a l'entreprise. Le client ne veut plus acheter un produit qui fait intervenir un enfant du bout du monde paye un dollar par jour, ou qui contribue a l'appauvrissement de tel ou tel communaute (l'appauvrissement peut quelque fois etre l'absence de croissance) ou meme qui pollue (interdiction des sac plastique pour la GD en Corse): il ne veut plus etre associe a un tel processus. Mais les orientations externes de l'ethique ne sont pas suffisantes.
L'entreprise et ses dirigeants ne doivent pas se contenter de penser aux acteurs externes au risque de manquer de cohesion. Ainsi que dire d'une societe qui respecte ses clients ou ses fournisseurs mais impose a ses employes des conditions de travail proches de l'esclavagisme ? Il convient donc de mettre en concordance sa politique interne et externe avec les valeurs affichees mais plus encore: de croire reellement en ces valeurs ! Credibilisant ainsi les elements de communication. Mais nous n'en sommes qu'au debut et beaucoup de failles apparaissent de part et d'autre crees par differents elements.
En effet, quelle est "l'elasticite" de la demande par rapport au facteur ethique, ou en d'autre terme a partir de quel seuil le client ferme les yeux sur le cote ethique lors du processus d'achat ? Quelle est cette elasticite en fonction des conditions de travail ? Ou encore quelle est-elle en fonction de la politique environnementale de l'entreprise ? Nous ne sommes encore qu'au stade embryonnaire et pour une fois les entreprises ont une bonne carte a jouer: elles peuvent developper le courant en axant leur communication sur le cote ethique de leurs valeurs initiant ainsi un cercle vertueux qui entrainera les autres sur le meme chemin. Car le capitalisme a du bon s'il ne s'oriente pas uniquement sur la creation de richesses pour les actionnaires. En introduisant certaines valeurs dans les processus on peut arriver a un systeme qui redistribue l'ensemble de la valeur produite dans l'interet de chacun...
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Publié par createur à 06:26:29 dans New Business Attitude | Commentaires (1) | Permaliens
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